Une loi spéciale pour assurer la continuité des services publics

Les postures et les discours anti-compromis, en particulier de la droite sénatoriale, n’ont pas permis d’adopter un projet de loi de finances pour 2026 dans les délais constitutionnels. Nous ne pouvons que le regretter mais la fin de non-recevoir quasi-systématique de la droite sénatoriale aux amendements raisonnables que nous portions, en première partie (recettes) comme en seconde partie (dépenses), laissaient malheureusement présager cette issue alors que notre pays mérite que nous acceptions, les uns et les autres, de faire des efforts au service de l’intérêt général. Comme l’année dernière, j’ai donc voté en responsabilité, le 23 décembre 2025, en faveur du projet de loi spéciale autorisant l’État à percevoir l’impôt et permettant d’assurer la continuité des services publics, dans l’attente des débats budgétaires qui reprendront début janvier. 

Avec le vote à l’unanimité de ce texte, la balle est désormais dans le camp d’un Gouvernement minoritaire qui devra faire des concessions pour construire un texte qui pourra être voté. Comme notre groupe l’a démontré ces dernières semaines, notre porte est toujours ouverte pour échanger au bénéfice des Françaises et des Français. L’absence d’adoption d’un budget avant la fin de l’année 2025 ne se traduit pas par une absence de financement des politiques publiques. Il appartient au Gouvernement de revoir sa copie et de présenter au Parlement un budget acceptable dans les jours qui viennent.

PLF et PLFSS 2026 : retour sur mon action et mes interventions