À Noyal-Muzillac, le 18 juin, avant l’atelier parlementaire qui se tenait le soir à Marzan, nous organisé une réunion de travail avec les élus de la commune et du CCAS, autour du maire Patrick Beillon, en compagnie d’Éric Signarbieux, délégué général de l’Union nationale des CCAS (UNCCAS), représentant son président, Luc Carvounas.
Cette rencontre a permis d’échanger sur le rôle essentiel des CCAS, particulièrement en milieu rural, où ils constituent un maillon indispensable de la solidarité de proximité et de l’accompagnement des habitants les plus fragiles.
Nous avons notamment abordé le dispositif innovant » transport solidaire », un réseau d’entraide pour les personnes en manque de mobilité vers les soins médicaux que la commune a mis en place avec son CCAS. Nous avons également évoqué défis liés au vieillissement de la population, à la perte d’autonomie et à l’accès au logement adapté pour les personnes âgées. Ces enjeux sont déjà une réalité dans nos communes et ils prendront une importance croissante dans les années à venir.
Les échanges avec les élus ont confirmé la nécessité de donner aux collectivités locales et aux CCAS les moyens d’agir, afin de répondre aux besoins des habitants et de construire des réponses adaptées aux spécificités de nos territoires ruraux.
Je remercie chaleureusement Patrick Beillon, les élus de Noyal-Muzillac ainsi que les représentants du CCAS pour leur accueil et la qualité de nos échanges, qui nourriront utilement nos réflexions et nos travaux en faveur d’une politique de l’autonomie plus ambitieuse et plus proche des territoires.
Défendre les CCAS et la solidarité de proximité :
Je suis le seul sénateur morbihannais à avoir voté contre la remise en cause du caractère obligatoire des Centres communaux d’action sociale (CCAS) pour les communes de plus de 1 500 habitant·e·s. Présentée comme une mesure de simplification, la possibilité de rendre leur caractère facultatif, introduite par un amendement adopté par la commission des lois du Sénat, allait en réalité fragiliser le premier réseau de solidarité de proximité de notre pays. Très concrètement, j’ai cosigné et voté pour un amendement déposé par le groupe socialiste visant à supprimer cette disposition (lire notre amendement ci-après).
Nous nous étions mobilisés les jours précédents avec 67 autres élus locaux et parlementaires, dont Luc Carvounas, président de l’Union nationale des CCAS (UNCCAS), pour alerter dans une tribune, paru dans le journal Le Figaro, sur les conséquences de la remise en cause du caractère obligatoire des CCAS pour les communes de plus de 1 500 habitant·e·s.
Les CCAS accompagnent chaque jour les personnes âgées, les familles en difficulté, les personnes isolées ou sans domicile, dans l’ensemble des territoires, urbains comme ruraux, et constituent souvent la première porte d’entrée vers l’accès aux droits. Donner la possibilité de supprimer les CCAS pour les communes de plus de 1 500 habitant·e·s revenait à priver nos concitoyen·ne·s d’un repère humain crucial et à demander à nos agents de réinventer, sans moyens supplémentaires, ce que des décennies de pratique ont construit.
Alors que la précarité progresse et que les besoins d’accompagnement augmentent, nous avons besoin de renforcer les outils de la cohésion sociale, et non de les affaiblir.






