question d’actualité au gouvernement sur l’avenir de la fonderie de bretagne – 1er juillet 2026

𝑶𝒖𝒊, 𝒍𝒂 𝑭𝒐𝒏𝒅𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝑩𝒓𝒆𝒕𝒂𝒈𝒏𝒆 𝒂 𝒖𝒏 𝒂𝒗𝒆𝒏𝒊𝒓 !

Lors de la séance de #QAG au Sénat, j’ai interrogé le ministre de l’Économie Roland Lescure au nom du groupe Les sénatrices et sénateurs socialistes, écologistes et républicains sur l’avenir de la #Fonderie de #Bretagne à #Caudan et de l’usine #Duralex dans le Loiret.

La Fonderie de Bretagne a sollicité son placement en redressement judiciaire vendredi dernier, une réunion extraordinaire du CSE s’est tenue le 30 juin et une audience devant le tribunal de commerce de Lorient est prévue le 3 juillet.

La Fonderie de Bretagne est aujourd’hui un site industriel laissé au bord du gouffre par un groupe qui n’a tenu aucune de ses promesses : 1 seule journée d’activité au cours des 6 derniers mois, la reprise a été empêchée par la direction d’Europlasma qui n’a pas injecté les fonds prévus (3 M€ manquent pour 2025), les problèmes de trésorerie ne permettent plus d’assurer le versement des salaires…

« Il s’agit d’un naufrage dans le triangle des Bermudes de la prédation financière qui se moque bien des salariés et de la souveraineté industrielle ».

Lié à l’inactivité, le climat social et humain s’est dégradé, avec des détresses croissantes. Quatre décès, dont un suicide, sont à déplorer parmi les salariés. La diversification ne s’est jamais traduite dans les actes (aucune commande ferme de produits de défense) et l’opacité demeure totale sur un éventuel repreneur.

« Nous devons refuser l’hypothèse de la liquidation judiciaire d’une industrie de souveraineté alors que nous avons voté hier la loi de programmation militaire. Plus que jamais, le site a un avenir ! Nous devons en priorité mobiliser les entreprises dont l’État est actionnaire ou client ! »

En réponse, le Ministre a annoncé « mobiliser Renault pour générer de la trésorerie. Vous savez que Renault avait mis de l’argent en fiducie dans le cadre de la reprise. Nous souhaitons collaborer avec Renault pour que cet argent permette de gagner du temps, de passer en redressement judiciaire et ensuite de trouver un repreneur ».