Nos compatriotes retenus en otage à l’étranger, comme Benjamin Brière, détenu plus de trois ans en Iran, ou encore Olivier Dubois, ancien otage au Mali, ont vécu des épreuves d’une violence extrême.
Mais une fois de retour en France, le parcours reste trop souvent un combat. L’exemple de Benjamin Brière, confronté à des démarches fiscales inadaptées pendant sa captivité, illustre des dysfonctionnements inacceptables.
Démarches administratives incompréhensibles, droits bloqués (retraite, comptes bancaires), absence de coordination entre les services : ces situations ajoutent de la difficulté à la souffrance, dans des moments déjà particulièrement difficiles.
Avec plusieurs collègues sénateurs du groupe socialiste au Sénat, nous avions déposé et défendu en décembre dernier un amendement dans le cadre du projet de loi de finances afin de mettre en place un guichet unique d’accompagnement et de faciliter la vie des otages à leur retour. Cet amendement avait été rejeté par la droite sénatoriale et le Gouvernement nous avait opposé une fin de non-recevoir, arguant que tout était déjà en place au sein de l’administration…
Les témoignages d’anciens otages ont confirmé qu’il n’en était rien et nous avons donc interpellé le Premier ministre avec un courrier à l’initiative de notre collègue Marie-Pierre de La Gontrie : il est urgent de mieux accompagner ces femmes et ces hommes, leur retour ne doit pas marquer le début d’un nouveau parcours du combattant.
La solidarité nationale ne peut pas s’arrêter à la libération des otages. Nous renouvelons donc notre demande visant à mettre en place un guichet unique dédié pour simplifier les démarches et garantir un suivi digne, coordonné et à visage humain.
