Au terme du second tour des élections municipales, je tiens à renouveler mes félicitations républicaines à l’ensemble des Maires et conseillers municipaux élus ou réélus (plus de 53% des Maires) dans notre département. Je leur adresse l’expression de ma plus profonde reconnaissance pour les responsabilités publiques qu’ils ont décidé d’assumer et pour leur dévouement au service du bien commun.
Il faut saluer l’engagement des près de 10 000 citoyens morbihannais qui ont fait acte de candidature, avec une seule des 249 communes de notre département qui n’a pas été en mesure d’organiser les élections faute de candidats.
Il convient également de souligner la mobilisation des électrices et des électeurs au premier tour et encore davantage au second (dans les communes concernées), mais le niveau élevé de l’abstention ne peut être passé sous silence. Le constat de cet éloignement démocratique doit collectivement nous inviter à tout mettre en œuvre pour retisser les liens de confiance avec nos concitoyens.
À l’issue de ces élections – sous réserve des derniers conseils municipaux d’installation qui se dérouleront à la fin de cette semaine – et même si beaucoup reste encore à faire en matière de parité, nous pouvons nous réjouir de la progression du nombre de femmes Maires, qui atteindra désormais 30%.
Aux plans départemental, régional et national, nous prenons heureusement acte que la modération politique reste très nettement majoritaire. Pour autant, la droitisation très nette du débat public et la progression du Rassemblent National et de l’extrême-droite ne peuvent qu’inquiéter tous les démocrates sincères. Même s’il en demeure plutôt préservé, notre département n’est plus épargné par ces porosités brunes qui devraient réveiller toutes les consciences républicaines.
Il serait évidemment présomptueux de tirer des enseignements morbihannais de 248 scrutins locaux où de traditionnelles bascules s’opèrent de la gauche vers la droite ou de la droite vers la gauche. Ces dernières s’expliquent avant tout par des considérations communales (difficultés de successions,
enjeux politiques municipaux…) qui ont tout autant concerné des élus de gauche que d’autres se réclamant de la droite départementale.
En tant que sénateur et conseiller régional de Bretagne, je continuerai d’être aux côtés de l’ensemble des élus locaux, quelle que soit leur sensibilité politique, et de soutenir et accompagner leurs projets au service de l’intérêt général afin de répondre aux attentes et aux préoccupations des Morbihannais·es.

