Comme j’en ai pris l’habitude depuis le début de mon mandat sénatorial, je poursuis mes immersions au sein des services publics. Les 3 et 4 avril derniers, de 20h à 4h du matin, j’étais ainsi avec les policiers du commissariat de Vannes. Après la visite des locaux obsolètes (des cellules de garde à vue aux bureaux de l’identité judiciaire) qui rendent urgente la construction d’un nouveau commissariat, j’ai échangé avec les fonctionnaires de police sur l’enjeu clé de la formation. Leurs conditions matérielles dégradées faute de moyens à la hauteur des besoins appellent une véritable prise de conscience !
Je me suis ensuite rendu au centre d’appel qui opère la nuit à l’échelle départementale à la rencontre de ces fonctionnaires qui écoutent avec humanité les détresses et les peurs de nos concitoyens, 7j/7, 365 jours par an. Un chiffre a particulièrement retenu mon attention : 75% des appels ne concernent pas la Police nationale ! Des adultes composent ainsi le 17 parce qu’ils n’arrivent pas à coucher leurs enfants ou à leur faire faire leurs devoirs ! J’en profite donc pour demander à chacun de faire preuve de raison afin de permettre à nos policiers de concentrer leurs ressources pour les situations qui le justifient pleinement.
Enfin, j’ai embarqué, en tant qu’observateur, au sein d’une patrouille de la BAC avec laquelle nous avons sillonné les rues de Vannes. Durant 6 heures, j’ai pu prendre le pouls de cette vie nocturne qui appelle la plus grande vigilance : vols de carburant, stupéfiants, ivresse sur la voie publique, violences intra-familiales, règlements de compte, incendie… Je veux saluer le très grand professionnalisme de ces femmes et de ces hommes, BAC comme police-secours, qui, jour et nuit, aux côtés des gendarmes, des sapeurs-pompiers et des magistrats, veillent sur nous. Ils sont les visages de cette République qui rassure, prévient, protège et sanctionne pour garantir le respect des valeurs qui nous rassemblent.
En tant que parlementaire, je continuerai à me mobiliser pour que notre pays leur donne des moyens à la hauteur des missions essentielles qu’ils assument.







