Commission des finances du Sénat – Mes premières interventions dans le cadre des travaux sur le budget 2027

Le 6 octobre 2026, j’ai été désigné membre de la commission des finances du Sénat, à l’occasion du renouvellement des instances de la Haute Assemblée.

Après trois ans à la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, il s’agit d’une nouvelle étape dans mon travail parlementaire, guidé par la ligne directrice de mon engagement sénatorial : renforcer le pouvoir d’agir des élus locaux. Tout en restant engagé sur les enjeux que j’ai défendus au cours des trois dernières années (aménagement et cohésion des territoires, mobilités, transitions écologiques et énergétiques…), je pourrai ainsi approfondir encore davantage des priorités essentielles pour les élus locaux : libre administration des collectivités, autonomie financière et fiscale, justice fiscale et efficacité de la dépense publique, commande publique et souveraineté économique…

Dès le lendemain de ma nomination, le mercredi 7 octobre, j’ai participé aux premiers travaux de la commission consacrés à la préparation du budget pour 2027.
Lors de l’audition du Haut Conseil des Finances Publiques, j’ai d’abord insisté sur la nature du déficit, comme l’évoque le HCFP, « presque intégralement de nature structurelle et non le reflet d’une récession économique ». J’ai interrogé la présidente Amélie de Montchalin et l’économiste Michaël Zemmour sur les mesures additionnelles que le HCFP juge nécessaires pour « reprendre le contrôle de la dette » et j’ai notamment évoqué la création d’un impôt différentiel sur la fortune personnelle, suggéré par la Cour des comptes dans une note de septembre 2026. J’ai également appelé à mieux prendre en compte l’important effet levier de la commande publique (400 milliards d’euros par an) dans le soutien aux TPE et PME de nos territoires.

Lors de l’audition de Roland Lescure, Ministre de l’Économie et des Finances, et de David Amiel, Ministre de l’Action et des Comptes publics, j’ai rappelé que l’impact budgétaire de la hausse des intérêts de la dette ne devait pas faire oublier la question du stock de la dette, très largement lié aux choix budgétaires des gouvernements successifs depuis 2017. J’ai notamment cité la suppression de la taxe d’habitation, dont le coût de 23 milliards d’euros est à mettre en regard des 18 milliards d’euros de recettes nouvelles prévues dans le PLF 2027. Par ailleurs, j’ai dénoncé le non-respect de la parole de l’État, en particulier à l’égard des collectivités : DILICO prolongé de trois à cinq ans, règles du FCTVA modifiées en cours de route qui feront perdre plus de 2 milliards d’euros aux collectivités locales, désengagement auprès des régions qui fragilise des politiques structurantes (comme les formations d’infirmiers). Enfin, j’ai appelé le Gouvernement à ouvrir sincèrement la voie du compromis avec le Parlement, en défendant notamment des mesures fortes de justice fiscale, afin de permettre à notre pays d’être doté d’un budget.

C’est l’intérêt supérieur de nos concitoyens, de nos collectivités, de nos entreprises, de nos associations, et donc de notre pays, qui est en jeu. C’est animé de cet esprit de responsabilité, de justice et d’efficacité, que je poursuivrai avec détermination mon travail parlementaire au cours des prochaines semaines.

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