
Le 7 janvier 2026, le Sénat a rejeté la proposition de loi du groupe socialiste visant à intégrer les accompagnants des élèves en situation de handicap dans la fonction publique et à garantir une meilleure inclusion des élèves en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers.
La majorité de droite et le gouvernement, malgré un constat partagé sur la situation extrêmement précaire des AESH et sur la grande insuffisance de l’inclusion des élèves en situation de handicap, ont tourné le dos à leurs responsabilités, assumant un immobilisme coupable.
Le texte proposait la création d’un véritable statut pour les AESH, désormais deuxième catégorie de personnels au sein de l’éducation, en les intégrant à la fonction publique d’Etat, dans un corps de catégorie B. Il était en outre prévu l’intégration de droit pour les AESH exerçant déjà depuis 3 ans, la mise en place d’un concours réservé pour les AESH déjà en poste pour une durée inférieure, et des conditions dérogatoires de titularisation en CDI, pour les personnels extra-communautaires, ne remplissant pas les conditions générales requises pour entrer dans la Fonction publique. Une véritable formation diversifiée, assortie d’un stage, préalable à l’entrée en fonction, était prévue. Comme aujourd’hui, les AESH auraient pu exercer hors du temps scolaire, donc durant la pause méridienne avec une prise en charge par l’Etat, en vertu de la loi du 27 mai 2024.
Une telle intégration dans la fonction publique permettait une réelle reconnaissance des AESH, des temps de travail complets ou adaptés, une grille salariale et la possibilité de progression et de mobilité.
Avec mes collègues du groupe SER, nous continuerons à proposer des solutions afin que les AESH bénéficient de meilleures conditions d’exercice et de formation, des leviers essentiels pour améliorer l’inclusion de tous les élèves.
