Alors que notre pays traverse un nouvel รฉpisode caniculaire, jโai tenu, lors de mon discours de politique gรฉnรฉrale au Conseil rรฉgional le 25 juin, au nom du groupe Bretagne Sociale Dรฉmocrate, Ecologiste et Rรฉgionaliste, ร rendre un hommage appuyรฉ aux รฉlus et aux agents de nos collectivitรฉs locales qui sont en premiรจre ligne, en particulier pour accompagner nos concitoyens les plus vulnรฉrables (hรดpitaux, EHPAD, CCAS, petite enfance, รฉcoles, collรจges, lycรฉes, pompiersโฆ), et aussi aux nombreux salariรฉs du secteur privรฉ qui sโengagent sans compter.
La canicule a trรจs durement frappรฉ le secteur agricole. Dans le Morbihan, ร la veille de notre session, 160 รฉlevages avaient fait appel ร la Prรฉfecture : plusieurs centaines de milliers dโanimaux morts, des milliers tonnes ร enfouir au plus vite face aux risques sanitaires. Des drames, รฉvidemment, pour ces exploitants, accompagnรฉs par les services l’รtat, les chambres et les collectivitรฉs locales pleinement mobilisรฉes. Lโoccasion de redire que produire n’est pas un gros mot et que exploitants comme salariรฉs de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ne doivent en aucun cas รชtre stigmatisรฉs, mais au contraire soutenus, fรฉlicitรฉs pour leur contribution essentielle ร lโalimentation de nos concitoyens.
Sous lโautoritรฉ du prรฉsident de Rรฉgion Loรฏg Chesnais-Girard, nous avons fait le choix d’une Bretagne qui investit, protรจge et prรฉpare l’avenir, en cohรฉrence avec les orientations de la BreizhCop : modernisation des exploitations agricoles, investissement dans des trains climatisรฉs ou encore dรฉveloppement des รฉnergies renouvelables, notamment marines, avec le lancement par lโรtat des appels dโoffreโฆ
Malgrรฉ un contexte budgรฉtaire de plus en plus contraint ร la suite des arbitrages gouvernementaux qui sacrifient les collectivitรฉs (13 milliards de coupes budgรฉtaires pour les seules annรฉes 2025 et 2026), la Rรฉgion continue d’assumer ses responsabilitรฉs. ร l’heure oรน les dรฉfis climatiques, sociaux et territoriaux s’intensifient, affaiblir les collectivitรฉs est une erreur. Il faut au contraire leur faire confiance, leur donner de la visibilitรฉ et les moyens d’agir.
J’ai conclu mon intervention en citant les mots de Marc Bloch, panthรฉonisรฉ cette semaine avec son รฉpouse, qui rappelait dans lโรtrange dรฉfaite ร quelle point la Bretagne est une terre de rรฉsistance. Terre de rรฉsistance aux pentes dangereuses du monde, mer d’espoir face aux alรฉas des temps et une promesse tenue et renouvelรฉe de lendemains meilleurs. C’est ce que nous nous employons ร faire avec notre majoritรฉ et c’est ce que nous continuerons de faire dans les mois et les annรฉes qui viennent.
